Nos paupières nous deviennent des portes dérobées ; closes, elles nous racontent ; ouvertes, elles donnent sur nous-mêmes. Nous sommes les otages de nos souvenirs. Nos yeux ne nous appartiennent plus.

À lire aussi de Mohammed Moulessehoul, dit Yasmina Khadra

En lisant ce magnifique roman, j'ai découvert un romancier talentueux, et depuis je me suis mise a lire ses livres, que je trouve plein d'humanité !
Ici, lorsque la vie perd du sens, elle garde intacte sa substance, à savoir cette opiniâtreté inflexible qu'ont les Africains de ne jamais renoncer à la moindre minute du temps que la nature leur accorde.
Avec une actrice on ne sait jamais quand elle est sincère et quand elle joue la comédie.
Il ne s'agit pas de laver son corps mais son âme jeunes gens. Si vous êtes pourris de l'intérieur, ni les fleuves ni les océans ne pourraient vous désinfecter.
Nous vivons une époque folle. Nous sommes dépassés et nous nous précipitons dans tous les sens en croyant rattraper le train en marche. Forcément, certains se trompent de quai.
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Dans la même œuvre

Celui qui passe à côté de la plus belle histoire de sa vie n'aura que l'âge de ses regrets et tous les soupirs du monde ne sauraient bercer son âme.
Un jour, sans doute, on pourrait rattraper une comète, mais qui vient à laisser filer la vraie chance de sa vie, toutes les gloires de la terre ne sauraient l'en consoler.
Ressaisis-toi, bonhomme. Il n'y a qu'un seul Dieu sur terre et c'est toi. Si le monde ne te convient pas, réinventes-en toi un autre, et ne laisse aucun chagrin te faire descendre de ton nuage.
La vie est un train qui ne s'arrête à aucune gare. Ou on le prend en marche ou on le regarde passer sur le quai, et il n'est pire tragédie qu'une gare fantôme.
Chaque homme est son propre dieu. C'est en s'en choisissant un autre qu'il se renie et devient aveugle et injuste.