Nous vivons une époque folle. Nous sommes dépassés et nous nous précipitons dans tous les sens en croyant rattraper le train en marche. Forcément, certains se trompent de quai.

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A Jérusalem, on est très prudent le matin ; par superstition : ce sont généralement les premiers faits et gestes de l'aube qui façonnent le reste de la journée.
Ca a toujours été ainsi : quand on ne trouve pas de solution à son malheur, on lui cherche un coupable.
L'Africain sait que sa vie est son bien le plus précieux. Le chagrin, les joies, la maladie ne sont que pédagogie. L'Africain prend les choses comme elles viennent sans leur accorder plus d'opportunité qu'elles ne le méritent.
Une personne qui ne sait pas aimer de chaque folklore un chant et de chaque croyance un saint n'aura vécu sa vie qu'à moitié.
Lorsque la mort tente de vampiriser jusqu'au dernier recoin de l'esprit, la vie se doit de réagir. Il y va de sa crédibilité.
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Celui qui ne voit l'Afrique qu'une seule fois dans sa vie mourra borgne.
Il n'y a rien de grave dans la vie, sauf le tort que l'on commet.
Si vivre se limitait à exister pour soi, qu'aurais-je de plus que les arbres qui se dénudent en hiver et se couvrent au printemps tandis que je fais l'inverse?
Pour qu'un coeur continue de battre la mesure des défis, il lui faut pomper dans l'échec la sève de sa survivance.
La vie est une succession d'ambiguïtés et de bravades. On y apprend tous les jours, et tous les jours on efface son ardoise pour un nouvel exercice.