Qui n'aime pas la supériorité la déteste. L'indifférence à son égard n'est pas possible dès qu'on l'a reconnue.

À lire aussi de Charles Dollfus

Les dents tourmentent les enfants jusqu'à ce qu'elles soient sorties: ainsi des idées. L'homme a ses dentitions qui le travaillent.
Le doute est le crépuscule de l'esprit; mais il y a le crépuscule qui annonce le jour et la lumière, et celui qui n'est que le jour s'évanouissant dans les ténèbres.
Notre temps est affairé: il lit comme on mange à la buvette des chemins de fer, debout, entre deux trains. On lit «sur le pouce.» Tout s'improvise et se fait en hâte. Nous manquons d'àme, et nous sentons la fièvre.
L'aumône et la misère sont deux infirmes qui cheminent appuyés l'un sur l'autre,.
Ne jamais douter de soi est quelquefois la moitié du succès, l'autre moitié c'est de ne point douter de la bêtise d'autrui.
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Dans la même œuvre

S'aimer d'amour, c'est vivre l'un dans l'autre: c'est se confondre. Jamais deux amis ne se confondent, ils s'unissent. L'amitié se nourrit de services, elle en produit; l'amour veut des sacrifices qui vont jusqu'à tout abandonner.
Jamais deux amis ne se confondent, ils s'unissent. L'amitié se nourrit de services, elle en produit; l'amour veut des sacrifices qui vont jusqu'à tout abandonner, même la vie, pour l'être aimé.
L'amour est contemplatif. Il met du vague au coeur; il écoute, bien qu'il ne les suive guère, les conseils de la raison, mais il déplore de ne les pouvoir suivre: la passion d'un geste les écarte, d'un souffle les dissipe.
L'amour est un doux poison qui s'insinue dans nos veines par le regard, et qui de là gagne la tête pour l'emplir de songes; il nous enivre insensiblement comme un bouquet dont on respirerait, sans pouvoir l'abandonner, le doux vertige.
L'instinct maternel traverse tous les êtres vivants: le coeur maternel, chaud de tendresse, est le nid où la nature abrite la jeune couvée.