Quels sont les êtres assez fous, assez idéalistes, pour ne pas vouloir gagner, dans un monde où seuls les gagnants ont une place?

À lire aussi de Laurence Tardieu

Je ne savais pas que les mots peuvent sauver. Aujourd'hui je le sais: ils maintiennent le lien à soi. Ils permettent de ne pas s'égarer dans la nuit profonde de la folie.
J'ai compris que les livres étaient une des expressions les plus fortes, les plus troublantes et les plus vraies de la vie.
Le bonheur, c'est de se savoir appartenir au royaume des vivants, et d'en éprouver les innombrables frémissements.
On se trompe terriblement: l'humanité ne se divise pas en deux. L'humanité ne se divise pas. Elle n'en finit pas de ce tordre sur elle même. Elle est une immense convulsion.
Quand bien même on s'est efforcé du contraire : le passé vit en nous. Masse informe tapie au plus profond de soi, qu'on pourrait croire endormie mais qui veille.
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Dans la même œuvre

On se trompe terriblement: l'humanité ne se divise pas en deux. L'humanité ne se divise pas. Elle n'en finit pas de ce tordre sur elle même. Elle est une immense convulsion.
Mais, cette histoire, qu'on me permette de croire que c'est avant tout une histoire d'amour. Qu'on me permette de croire que ne pas savoir s'aimer, c'est tout de même s'aimer.
On a besoin, au cours de ce cheminement intérieur, de se remémorer les moments heureux, pour ne pas douter d'avoir aimé, d'avoir été aimé. Se souvenir, c'est ça aussi : être certain d'avoir été en vie.
Je ne savais pas aimer hors de toi, toi que pourtant je ne parvenais pas à atteindre.