On a besoin, au cours de ce cheminement intérieur, de se remémorer les moments heureux, pour ne pas douter d'avoir aimé, d'avoir été aimé. Se souvenir, c'est ça aussi : être certain d'avoir été en vie.

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La vie, c'est un peu comme l'écriture, on ne trouve jamais ce qu'on cherche, on trouve autre chose, et c'est cette autre chose, surprenante, mystérieuse, troublante, qui en fait la beauté.
Voilà peut-être ce qu'il faudrait accepter: on ne fait que passer. Et quand bien même l'amour, le combat, la souffrance à en devenir fou... De tout ça un jour il ne reste rien.
Quels sont les êtres assez fous, assez idéalistes, pour ne pas vouloir gagner, dans un monde où seuls les gagnants ont une place?
Je ne crois pas que ce soit le temps qui passe. Le temps ne passe pas. Ce qui passe, c'est nous.
Les vies sont si fragiles, si incertaines. On croit parfois leurs fondations solides, on s'émerveille du chemin parcouru, puis, comme ça, soudainement, pour un éblouissement, elles volent en éclats, se fracassent contre un rêve.
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Dans la même œuvre

On se trompe terriblement: l'humanité ne se divise pas en deux. L'humanité ne se divise pas. Elle n'en finit pas de ce tordre sur elle même. Elle est une immense convulsion.
Mais, cette histoire, qu'on me permette de croire que c'est avant tout une histoire d'amour. Qu'on me permette de croire que ne pas savoir s'aimer, c'est tout de même s'aimer.
Quels sont les êtres assez fous, assez idéalistes, pour ne pas vouloir gagner, dans un monde où seuls les gagnants ont une place?
Je ne savais pas aimer hors de toi, toi que pourtant je ne parvenais pas à atteindre.