Que peut le soleil des sciences sur les gens du monde et du bon ton? Produire le même effet que l'autre soleil sur les glaces du pôle, les argenter et les dorer de ses rayons, mais non les pénétrer.

À lire aussi de Johann Paul Friedrich Richter, dit Jean-Paul

On sait aussi peu comment les hommes veillent que comment ils dorment; on ne connaît ni leur plus grande crainte, ni leur plus grand espoir.
Un homme seul peut voir avec une indifférence complète l'amour dont il est l'objet, une femme ne peut jamais y rester insensible. Des sentiments longtemps méconnus ne sont que bien rarement ou presque jamais payés de retour.
Un bon médecin, s'il ne sauve pas toujours des dangers de la maladie, nous préserve du moins de celui d'un mauvais médecin.
Pourquoi les âmes les plus pures sont-elles en proie à une foule de pensées dégoûtantes et empoisonnées qui glissent sur elles, comme les araignées sur les lambris les plus brillants? Ah! nos combats diffèrent peu de nos défaites!
Mourir a quelque chose de sublime. Derrière de sombres et majestueux rideaux, la mort accomplit seule ce prodige mystérieux et travaille pour l'éternité, tandis que les mortels, les yeux humides mais voilés, assistent à cette scène d'un autre monde.
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Dans la même œuvre

Le timide a peur avant le danger, le lâche au milieu du danger, le courageux après le danger.
Tous les sentiments ont ceci de particulier que l'on croit les éprouver seul.
De la richesse, du sommeil et de la santé, on ne jouit pleinement qu'après les avoir perdus et retrouvés.
Un petit peu trop fait plus de mal qu'un petit peu moins.
L'expérience est un bon remède, mais on ne le prend jamais qu'après la guérison du mal.