J'ai beaucoup plus appris en écoutant couler l'eau de la rivière qu'en entendant raisonner les hommes...
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Que de fois, devant la majesté d'un couchant, ou la grâce d'un matin rose plein de lilas et de vols d'oiseaux, ne me suis-je pas senti meilleur, et tout à coup incapable de commettre les microscopiques ignominies dont se pique la toile journalière des plus honnêtes et des plus probes !
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À lire aussi de Pierre Aguétant
Le vol noir des regrets tourne à notre crépuscule, autour de l'âme, comme les papillons autour des lampes.
Il existe des régions où le bien et le mal, la joie et la douleur, la foi et le doute, l'erreur et la vérité se touchent. Je défie qui que ce soit d'en démarquer les limites.
Plus on est accessible à la beauté, plus riche est notre capacité de bonheur.
Les parents, dans leurs déchirements, ce sont à la fois les entrailles et l'âme qui saignent.
Dans la même œuvre
C'est vers le ciel que se tourne tout ce qui gémit, tout ce qui espère, tout ce qui chante. Et les bluets de l'azur sont faits des légions de regards levés.
Respecte les fous. Respecte-les, parce qu'ils croient.
Nous avons tous eu, durant notre voyage ici-bas, une heure décisive qui a résolu notre avenir. Mais la plupart ne l'ont pas entendue sonner, tellement elle a tinté loin, au clocher perdu des causes subtiles.
Les « riens infinis » sont, dans l'arbre de notre existence, les innombrables feuilles qui lui donnent sa forme.
Les « riens infinis » sont les humbles actes quotidiens : la toile qu'on coud, la page tournée - les banals plaisirs éternels : le parfum d'un massif, la saveur d'un fruit...