La méchanceté ne réside pas dans l'action de faire souffrir, mais dans la satisfaction que l'on éprouve à faire souffrir.
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Les « riens infinis » sont, dans l'arbre de notre existence, les innombrables feuilles qui lui donnent sa forme.
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À lire aussi de Pierre Aguétant
C'est vers le ciel que se tourne tout ce qui gémit, tout ce qui espère, tout ce qui chante. Et les bluets de l'azur sont faits des légions de regards levés.
Lorsqu'on s'interroge, au seuil de la vieillesse, on découvre qu'on n'a rien fait de ce que l'on avait arrêté, que les voeux les plus chers ne se sont pas réalisés, que rien n'est arrivé de ce que l'on attendait, et que, en somme, le temps a galopé en marge du chemin que l'on s'était tracé... Et l'on s'en est à peine aperçu...
Plus on est accessible à la beauté, plus riche est notre capacité de bonheur.
Les « riens infinis » sont à la base de nos plus solennelles résolutions, ils dirigent secrètement nos décisions les plus lourdes de conséquences ; ce sont eux qui jouent le fond du drame.
Dans la même œuvre
C'est vers le ciel que se tourne tout ce qui gémit, tout ce qui espère, tout ce qui chante. Et les bluets de l'azur sont faits des légions de regards levés.
Respecte les fous. Respecte-les, parce qu'ils croient.
Nous avons tous eu, durant notre voyage ici-bas, une heure décisive qui a résolu notre avenir. Mais la plupart ne l'ont pas entendue sonner, tellement elle a tinté loin, au clocher perdu des causes subtiles.
Les « riens infinis » sont les humbles actes quotidiens : la toile qu'on coud, la page tournée - les banals plaisirs éternels : le parfum d'un massif, la saveur d'un fruit...
Les « riens infinis » sont à la base de nos plus solennelles résolutions, ils dirigent secrètement nos décisions les plus lourdes de conséquences ; ce sont eux qui jouent le fond du drame.