On peut dire que, parmi les anecdotes, les discours, les mots célèbres rapportés par les historiens, il n'y en a pas un de rigoureusement authentique.
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Que cet audacieux dédain de toute raison, ce brillant éloge de la folie, cette fougue de paradoxe préparent de revers à la parfaite sagesse, qui fuit toute extrémité.
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À lire aussi de Ernest Renan
La joie des autres est une grande part de la notre.
La bonne politique n'est pas de s'opposer à ce qui est inévitable la bonne politique est d'y servir et de s'en servir.
L'opinion est une reine à sa manière, mais non une reine absolue; il faut lui tenir tête, quand on croit le devoir faire, mais en la respectant et en prenant dans l'opinion même le point d'appui nécessaire pour l'attaquer.
Un peuple sans instruction est fanatique, et un peuple fanatique créé toujours un danger à la science.
Dans la même œuvre
La jeunesse est capable de toutes les abnégations.
L'homme, dès qu'il se distingua de l'animal, fut religieux, c'est-à-dire qu'il vit dans la nature quelque chose au delà de la réalité, et pour lui-même quelque chose au delà de la mort.
L'histoire est pleine de synchronismes étranges qui font que, sans avoir communiqué entre elles, des fractions de l'espèce humaine très éloignées les unes des autres arrivent en même temps à des idées et à des imaginations presque identiques.
La science seule est pure; car la science n'a rien de pratique; elle ne touche pas les hommes; la propagande ne la regarde pas. Son devoir est de prouver, non de persuader ni de convertir.
La mort perfectionne l'homme le plus parfait; elle le rend sans défaut pour ceux qui l'ont aimé.