... les armoires pleines de défroques que des paysannes à court d'argent avaient laissées en gage à l'accoucheuse.
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Quand on parle de l'amour du passé, il faut faire attention, c'est de l'amour de la vie qu'il s'agit ; la vie est beaucoup plus au passé qu'au présent. Le présent est un moment toujours court et cela même lorsque sa plénitude le fait paraître éternel.
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À lire aussi de Marguerite Yourcenar
Un triomphe ne sied guère qu'aux morts. Vivant, il se trouve toujours quelqu'un pour nous reprocher nos faiblesses ... .
Je crois qu'il faut presque toujours un coup de folie pour bâtir un destin.
L'homme qui ne dort pas, et je n'ai depuis quelques mois que trop d'occasion de le constater sur moi-même, se refuse plus ou moins consciemment à faire confiance au flot des choses. Frère de la Mort... Isocrate se trompait, et sa phrase n'est qu'un amplification de rhéteur. Je commence à connaître la mort ; elle a d'autres secrets, plus étrangers encore à notre présente condition d'homme. Et pourtant, si enchevêtrés, si profonds sont ces mystères d'absence et de partiel oubli, que nous sentons bien confluer quelque part la source blanche et la source sombre.
Je ne regrette pas d'avoir été refaite par les mains du Seigneur. - Il ne m'a sauvée ni de la mort, ni des maux, ni du crime, car c'est par eux qu'on se sauve. Il m'a sauvée du bonheur.
Dans la même œuvre
Quand on aime la vie, on aime le passé parce que c'est le présent tel qu'il a survécu dans la mémoire humaine.
Bien plutôt qu'anthropomorphiser l'animal, l'homme a choisi le plus souvent de se sacraliser en s'animalisant.
Il y a cette immense liberté de l'animal, enfermé certes dans les limites de son espèce, mais vivant sans plus sa réalité d'être, sans tout le faux que nous ajoutons à la sensation d'exister.
Tout part de l'homme. C'est toujours un homme seul qui fait tout, qui commence tout.
Je crois qu'il faut presque toujours un coup de folie pour bâtir un destin.