Quand je vis, la vie me manque. Je la vois passer à ma fenêtre, elle tourne vers moi sa tête mais je n'entends pas ce qu'elle dit, elle passe trop vite. J'écris pour l'entendre.

À lire aussi de Christian Bobin

Rien ne préserve mieux la fraîcheur de la vie que le calme d'un coeur brûlant.
Aucun homme ne s'aventure dans ces terres désolées de l'amour. Aucun homme ne sait répondre à la parole silencieuse.
L'ennui prépare l'émerveillement, comme on déploie une nappe blanche sur la table, les jours de fête.
... ce qui est impossible à comprendre est tellement simple à vivre.
La mort n'éteint pas la musique, n'éteint pas les roses, n'éteint pas les livres, n'éteint rien.
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Dans la même œuvre

J'ai entrevu assez du paradis pour comprendre qu'il peut être partout.
Je ne maudis jamais la pluie, cette petite soeur déshéritée du soleil.
L'extrême sensibilité est la clé qui ouvre toutes les portes mais elle est chauffée à blanc et brûle la main qui la saisit.
Les mères par leurs soins élémentaires fleurissent les abîmes. Si il y a encore des lions, des étoiles et des saints c'est parce qu'une femme épuisée pose un plat sur la table à midi.
Pourquoi grandir puisque enfants nous touchions déjà le ciel de nos petites mains d'argile rose ?