Ici gronde le fleuve aux vagues écumantes ; - \r\nIl serpente, et s'enfonce en un lointain obscur ; - \r\nLà le lac immobile étend ses eaux dormantes - \r\nOù l'étoile du soir se lève dans l'azur.
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Quand je n'espère plus, l'espérance est ta voix ; - Quand je ne crois plus rien, tu parles, et je crois !
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- Oh! dites-nous ce nom, ce nom qui fait qu'on aime, - Qui laisse sur la lèvre une saveur de miel! - - Non, je ne le dis pas sur la terre à moi-même: - Je l'emporte au tombeau pour m'embellir le ciel.
Au sommet de ces monts couronnés de bois sombres, - Le crépuscule encor jette un dernier rayon ; - Et le char vaporeux de la reine des ombres - Monte, et blanchit déjà les bords de l'horizon.\r\n - Cependant, s'élançant de la flèche gothique, - Un son religieux se répand dans les airs : - Le voyageur s'arrête, et la cloche rustique - Aux derniers bruits du jour mêle de saints concerts.
On voudrait revenir à la page où l'on aime - Et la page où l'on meurt est déjà sous nos doigts.
La mort n'est que le plus puissant acte de la vie ; car elle enfante une vie supérieure.