Un champion c’est un type qui bosse comme une bête, qui s’entraîne, qui ne laisse rien au hasard. C’est tout. C’est pas celui qui prend des potions. Il ne faut pas, à cause de ces scandales, que les jeunes pensent qu’il suffit de prendre des pilules pour devenir un champion.
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Pour les jeunes, l’éducation, la surveillance, sont à la base de tout. Hélas, on procède à l’envers. C’est un peu comme les parents qui bien souvent ne s’occupent de leurs enfants qu’à partir de leur majorité.
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Le vrai Poulidor était né, le gars malchanceux qui a toujours des ennuis. Et que voulez-vous que j'y fasse ? À ce niveau, la popularité, c'est inexplicable. On ne peut pas empêcher les gens d'avoir de la sympathie pour vous.
Jamais la France n’a connu une génération aussi riche, aussi capable de gagner, qu’il s’agisse des classiques, des grands tours ou des étapes au sprint. Ils sont en pleine maturité, physique, mentale, ils font complètement jeu égal avec les plus grands : tous les espoirs sont permis !
Ce sont les parents, ou même les grands-parents, qui parlent de moi, de ce coureur qui n’a jamais gagné le Tour, qui a toujours fini deuxième, alors ça marque, cette histoire d’éternel second, les gens veulent le voir, ce Poulidor.
Le Tour de France est toujours aussi demandé. Je me réjouis de me rendre début juillet à Londres pour suivre une nouvelle édition de l’épreuve. Le Tour s’exporte bien. Le tour de France n’est pas mort. Il vit. je fais mienne cette déclaration du général De Gaulle : « Seule une guerre peut arrêter le Tour de France. »