Le Tour de France est toujours aussi demandé. Je me réjouis de me rendre début juillet à Londres pour suivre une nouvelle édition de l’épreuve. Le Tour s’exporte bien. Le tour de France n’est pas mort. Il vit. je fais mienne cette déclaration du général De Gaulle : « Seule une guerre peut arrêter le Tour de France. »

À lire aussi de Raymond Poulidor

On ne peut pas empêcher les gens d'avoir de la sympathie pour vous.
Actuellement, l’atmosphère est telle que dans n’importe quel sport, celui qui domine est toujours l’objet de la suspicion alors qu’il est sans doute naturellement le plus fort. Cette suspicion est désastreuse pour le sport.
Jamais la France n’a connu une génération aussi riche, aussi capable de gagner, qu’il s’agisse des classiques, des grands tours ou des étapes au sprint. Ils sont en pleine maturité, physique, mentale, ils font complètement jeu égal avec les plus grands : tous les espoirs sont permis !
Face à un coureur qui se dope, un coureur non dopé n’a aujourd’hui aucune chance. C’est un cercle vicieux.
La presse fait sont travail. Ce qui me met hors de moi, c’est que c’est le cyclisme qui prend en ce moment. Alors que tous les autres sports sont concernés. Combien de joueurs de tennis, de conducteurs de F1 se dopent ?
Toutes les citations de Raymond Poulidor →

Dans la même œuvre

Peut-être pourrait-on montrer aux jeunes la nocivité du dopage, plutôt que d’exposer à longueur de pages les moyens d’utilisation de la boîte à pharmacie. Bref, prévenir plutôt que tenter de guérir quand il n’est pas trop tard.
Pour le cyclisme, je suggère que l’on explique aux jeunes coureurs sans exception les dangers du dopage pour qu’ils évitent la tentation. Car ne nous cachons pas la vérité, certains produits offrent durant un laps de temps très court une telle sensation de bien-être, que la tentation est grande.
Actuellement, l’atmosphère est telle que dans n’importe quel sport, celui qui domine est toujours l’objet de la suspicion alors qu’il est sans doute naturellement le plus fort. Cette suspicion est désastreuse pour le sport.
Le cyclisme, comme d’autres sports, est menacé par le dopage. Quand je courais, des coureurs avaient recours à la boîte à pharmacie mais c’était toujours avec parcimonie. La médecine sportive n’était pas ce qu’elle est devenue.