Le cyclisme, comme d’autres sports, est menacé par le dopage. Quand je courais, des coureurs avaient recours à la boîte à pharmacie mais c’était toujours avec parcimonie. La médecine sportive n’était pas ce qu’elle est devenue.

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Le Tour, c’est une fête, c’est quand même la troisième plus grande épreuve sportive de la planète après les jeux Olympiques et la Coupe du monde de football, mais qui, eux, ne sont organisés que tous les quatre ans. Alors que le Tour c’est chaque année depuis 1903, c’est du jamais-vu !
De Gaulle avait dit : « Il n’y a qu’une guerre pour arrêter le Tour. ». Le Tour, c’est notre patrimoine. Même les néophytes s’y intéressent, même les gens qui n’ont jamais fait de vélo, que ce soit pour la course ou les reportages merveilleux sur nos paysages, nos villages qui accompagnent les retransmissions.
Face à un coureur qui se dope, un coureur non dopé n’a aujourd’hui aucune chance. C’est un cercle vicieux.
Un champion c’est un type qui bosse comme une bête, qui s’entraîne, qui ne laisse rien au hasard. C’est tout. C’est pas celui qui prend des potions. Il ne faut pas, à cause de ces scandales, que les jeunes pensent qu’il suffit de prendre des pilules pour devenir un champion.
On ne peut pas empêcher les gens d'avoir de la sympathie pour vous.
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Le Tour de France est toujours aussi demandé. Je me réjouis de me rendre début juillet à Londres pour suivre une nouvelle édition de l’épreuve. Le Tour s’exporte bien. Le tour de France n’est pas mort. Il vit. je fais mienne cette déclaration du général De Gaulle : « Seule une guerre peut arrêter le Tour de France. »
Peut-être pourrait-on montrer aux jeunes la nocivité du dopage, plutôt que d’exposer à longueur de pages les moyens d’utilisation de la boîte à pharmacie. Bref, prévenir plutôt que tenter de guérir quand il n’est pas trop tard.
Pour le cyclisme, je suggère que l’on explique aux jeunes coureurs sans exception les dangers du dopage pour qu’ils évitent la tentation. Car ne nous cachons pas la vérité, certains produits offrent durant un laps de temps très court une telle sensation de bien-être, que la tentation est grande.
Actuellement, l’atmosphère est telle que dans n’importe quel sport, celui qui domine est toujours l’objet de la suspicion alors qu’il est sans doute naturellement le plus fort. Cette suspicion est désastreuse pour le sport.