Pour ceux qui ont perdu l'amour, le spectacle des amants est une torture qu'ils nient en crachant dessus ou en s'en moquant.

À lire aussi de Gilles Leroy

Je l'aime tant, certaines fois. C'est comme vivre dans une sphère de lumière, une aura qui nous enrobe tous deux et se déplace avec nous. Dans ces instants-là, nous sommes éternels.
J'ai perdu la beauté et la fraîcheur qui exonèrent du scandale.
Le sentiment de solitude est une illusion ou plutôt un défaut de perspective : tous nous vivons entourés de frères et soeurs en solitude. Seuls en archipel.
Les gens, écrire, pour eux, c'est comme une longue conversation que l'on aurait avec soi-même, comme une confession devant le prêtre de la famille (...), et pour d'autres, écrire c'est comme se coucher devant un monsieur ou une demoiselle Freud.
On dirait que tous les pédés, toutes les gouines et tous les nègres d'Amérique ont choisi Paris comme cité-refuge. Pas de prohibition, pas d'inhibitions.
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Dans la même œuvre

Deux hommes ne mesurent jamais la dimension physique de leur attirance l'un envers l'autre. Ils l'enfouissent sous les mots, sous des concepts sentimentaux tels que la fidélité, l'héroïsme ou le don de soi.
Oh! regarder l'amant dormir: un dessert pour insomniaque.
Les gens qui s'aiment sont toujours indécents. Et pour ceux qui ont perdu l'amour, le spectacle des amants est une torture qu'ils nient en crachant dessus ou en s'en moquant.
Les hommes trop beaux sont le fléau des femmes.
L'explication de la vie n'explique rien.