Plus sa vie est tumultueuse, plus un auteur est sentencieux.

À lire aussi de Françoise Sagan

Quand votre femme vous trompe, on est ridicule si on l'ignore, complaisant si on le sait, et névrosé si on en souffre.
Ignorait-elle que si le corps sans le coeur n'était pas le paradis, le coeur sans le corps était l'enfer ?
Il est d'ailleurs plus sain de prêter des qualités aux autres que de se reconnaître des défauts.
Je t'userai, je m'userai, je ne te quitterai pas, nous n'aurons pas de répit. Deux êtres humains doivent pouvoir vivre cramponnés l'un à l'autre sans respirer. Ca s'appelle l'amour.
Certaines phrases dégagent pour moi un climat intellectuel, subtil, qui me subjugue, même si je ne les pénètre pas absolument. Celle-là me donna envie de posséder un petit carnet et un crayon.
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Dans la même œuvre

La mémoire est aussi menteuse que l'imagination, et bien plus dangereuse avec ses petits airs studieux.
N'importe qui peut faire preuve de mémoire. L'imagination, elle, est indépendante et peut être rebelle.
Je ne fais pas de plans, je n'en ai jamais fait. Les quelques fois où j'essayai, ils tombèrent très vite à l'eau, ce qui est normal. J'embarque mes héros au début de mes livres, je les mets en rapport et les laisse un long moment se débrouiller sans moi. Je veux dire que les propos ou les gestes qu'ils s'inspirent les uns les autres précisent leur personnalité, au départ confuse, et qu'il suffit d'attendre pour que leurs caractères s'imposent. Même si au départ ils sont pratiquement libres, j'en aurais vu beaucoup s'écarter radicalement de leur rôle original. [...] Ils ne tournèrent casaque qu'une fois le bateau parti, et pour mon plus grand plaisir : je n'ai jamais été autoritaire d'abord, et ensuite, tous ces renversements me plaisaient. C'est très agréable d'écrire un livre dans ces conditions, avec autant de curiosité, peut-être plus que le lecteur.