Certaines phrases dégagent pour moi un climat intellectuel, subtil, qui me subjugue, même si je ne les pénètre pas absolument. Celle-là me donna envie de posséder un petit carnet et un crayon.

À lire aussi de Françoise Sagan

Il semblait que l'admiration fût un muscle comme l'intelligence et que si on ne s'en servait pas, elle s'atrophiât.
Nous sommes peu à penser trop, trop à penser peu.
Tu ouvres le Bottin des professions à Agences. Tu prends le premier encadré de noir, tu demandes une maison de campagne pour un mois.
Dans ce village du Lot où il fait froid et beau, où un feu crépitait toute la nuit au pied de [mon] lit… Là-bas, tout me plaisait et tout me réchauffait l’âme. Je redécouvrais tout. Il n’y a pas d’âge pour réapprendre à vivre. On dirait qu’on ne fait que ça, toute sa vie.
Pour moi, le bonheur est d'abord d'être bien.
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Dans la même œuvre

L'attendrissement est un sentiment agréable et entraînant comme la musique militaire.
C'est drôle comme la fatalité se plaît à choisir pour la représenter des visages indignes ou médiocres.
L'insouciance est le seul sentiment qui puisse inspirer notre vie et ne pas disposer d'arguments pour se défendre.
Les mots «faire l'amour» ont une séduction à eux, très verbale, en les séparant de leur sens. Ce terme de «faire», matériel et positif, uni à cette abstraction poétique du mot «amour», m'enchantait.
Sur ce sentiment inconnu, dont l'ennui, la douceur m'obsèdent, j'hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse.