C'est l'esprit qui est une écurie d'Augias, pas le langage.
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Peu à peu, en vivant ensemble, deux personnes découvrent une sorte d'unisson et vibrent, intimement mêlées l'une à l'autre.
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L'esprit garde une vieille crainte assez vile en face du corps et des possibilités du corps. En pareille matière, c'est l'esprit qu'il nous faut libérer et civiliser. La terreur que l'esprit ressent devant le corps a rendu fous d'innombrables mortels.
Il faut bien que nous vivions, malgré la chute de tant de cieux.
Nos émotions les plus hautes sont mortes. Nous sommes réduits à les simuler.
L'amour pourrait être une sorte de conversation normale et physique entre un homme et une femme. On ne parle à une femme que si on a des idées en commun avec elle, du moins si c'est une conversation désintéressée.
Dans la même œuvre
L'amour n'est qu'une forme de conversation où les mots sont mis en action au lieu d'être parlés.
L'obscénité n'apparaît que si l'esprit méprise et craint le corps, si le corps hait l'esprit et lui résiste.
La santé de l'esprit a sa racine dans les couilles.
En faisant l'amour nous avons fait naître une flamme. Même les fleurs sont créées par l'accouplement du soleil et de la terre. Mais c'est une chose délicate qui demande de la patience et une longue attente.
Il n'y avait qu'une seule classe de nos jours: les gens d'argent. On ne différait que par la quantité d'argent qu'on avait ou dont on avait besoin.