Mon expulsion du foyer familial m'apparaissait comme un premier pas m'entraînant contre mon gré vers ma propre disparition.
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Personne n'a envie de mourir. Tout le monde veut vivre. Seulement, à certaines périodes de notre vie, ça devient juste impossible.
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J'ai 31 ans et ma vie commence. Je n'ai pas d'enfance et désormais n'importe laquelle me conviendra.
On ne sait jamais rien de ce qui se noue entre les êtres, eux-mêmes souvent l'ignorent, et le découvrent en se perdant.
Ca m'étonnait toujours cette capacité qu'ont les enfants à oublier, redonner sa chance à qui ne la mérite pas.
Je n'étais plus d'ici. Et puisqu'il semblait acquis que je ne serais jamais non plus d'ailleurs, j'étais désormais condamné à errer au milieu de nulle part.
Dans la même œuvre
Je me trompais, personne ne reste longtemps à la fois dehors et dedans, personne ne tient longtemps en lisière. Ma vie ne formait qu'un même ensemble, pas de compartiments, aucun espace réservé. Une même vie. Peu à peu rognée, corrompue, viciée.
Je l'ai épousé parce qu'il m'aimait et qu'auprès de lui je me sentais en sécurité. Auprès de lui j'avais moins peur.
Ressemble à une vieille refaite plutôt qu'à une vieille tout court , ajoute le pathétique à l'irréversible.
Vu de près, pris dans le cours ordinaire, on ne voit rien de sa propre vie.