Dans le texte, le fading des voix est une bonne chose; les voix du récit vont, viennent, s'effacent, se chevauchent.
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Passé le premier aveu, je t'aime ne veut plus rien dire. Il ne fait que reprendre d'une façon énigmatique, tant elle paraît vide, l'ancien message (qui peut-être n'est pas passé par ces mots).
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À lire aussi de Roland Barthes
En littérature, tout est ainsi donné à comprendre, et pourtant, comme dans notre vie même, il n'y a pour finir rien à comprendre.
La vie est ainsi faite à coups de petites solitudes.
Tout anti-intellectualisme finit ainsi dans la mort du langage, c'est-à-dire dans la destruction de la sociabilité.
La contradiction des termes cède à ses yeux par la découverte d'un troisième terme, qui n'est pas de synthèse, mais de déport: toute chose revient, mais elle revient comme Fiction, c'est-à-dire à un autre tour de la spirale.
Dans la même œuvre
Je t'aime est sans nuances. Il supprime les explications, les aménagements, les degrés, les scrupules.
Ce que cache mon langage, mon corps le dit, ... Mon corps est un enfant entêté, mon langage est un adulte très civilisé...
De tous les plis du corps, j'ai envie de dire qu'ils sont adorables.
Dans un roman d'amour, je n'ai jamais lu qu'un personnage soit fatigué.
La bêtise, c'est d'être surpris.