Parce que la volonté rend beau et que devant la beauté, l'homme, heureusement, a encore le réflexe, parfois, de se mettre à genoux.

À lire aussi de Laurent Gaudé

Il fallait être vif. Ne pas penser. Ne pas faiblir. Percer et tirer sans cesse. Je n'ai plus vu personne. Corps à corps pour la vie. J'étais une bête et je ne me souviens plus. J'étais une bête et je n'oublierai jamais.
L’herbe sera grasse et les arbres chargés de fruits… Tout sera doux là-bas. Et la vie passera comme une caresse. L’Eldorado.
Tire et tue. Plus que cette seule idée en tête. Sois rapide. Plus rapide que les autres. Tire et tue. Et ne fatigue jamais.
Il y a de la noblesse à éprouver son insignifiance, de la noblesse à savoir qu'un coup de vent peut balayer nos vies et ne rien laisser derrière nous, pas même le vague souvenir d'une petite existence.
Il n’était plus personne. Il se sentait heureux. Comme il était doux de n’être rien. Rien d’autre qu’un homme de plus, un pauvre homme de plus sur la route de l’Eldorado.
Toutes les citations de Laurent Gaudé →

Dans la même œuvre

Ils étaient beaux de cette lumière que donne l'espoir au regard.
Il n'était plus personne. Il se sentait heureux. Comme il est doux de n'être rien. Rien d'autre qu'un homme de plus, un pauvre homme de plus sur la route de l'Eldorado.
Les hommes ne sont beaux que des décisions qu'ils prennent.
Le voyage impose des épreuves et nous vieillissons à chacune d'entre elles.
Aucune frontière n'est facile à franchir. Il faut forcément abandonner quelque chose derrière soi... Aucune frontière ne vous laisse passer sereinement. Elles blessent toutes.