On vient de déposer le sablier du temps qu'il me reste à vivre entre mes mains. Un dé à coudre. Rien d'autre qu'un putain de dé à coudre.

À lire aussi de Mathias Malzieu

Peu importe que tu fasses rire ou pleurer, tant que tu génères une émotion, non?
C'était tellement plus facile lorsqu'il s'agissait seulement d'un fantasme ! Je suis en train de devenir ce que je suis et cette réalité me fait peur.
Le vent veut me caresser la peau, mais les circuits sont coupés. Je ne sens rien, je ne suis rien.
J'enfouis mon ombre de géant dans le trou de mon coeur, sorte de machine à laver avec du sang à la place de l'eau et et de la peau à la place du linge. Temps de séchage : une vie entière.
L'étincelle dans son regard est intacte, mais elle a comme un faux contact dans le sourire.
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Dans la même œuvre

J'ai beau cadenasser mes paupières pour couver mon rêve rouge le plus longtemps possible, il finit par s'échapper.
J'ai besoin de ma dose de ciel, je ne peux pas respirer correctement si je n'inhale pas ne serait-ce qu'un peu de vent frais.
Ce monde de vie était une machine à fabriquer des surprises. Escargots collés à mon oreiller, hérissons cachés à l'intérieur de mon lit, ou cette fille à l'allure gothique qui voulait dormir dans mon cercueil.
La nuit retire son long manteau de velours nocturne et l'étend sur la corde à linge de l'horizon...
Aujourd'hui, je donnerais n'importe quoi pour décoller, quitte à me casser une jambe ou deux. E.T., je comprends pourquoi tu t'es barré à vélo en plein ciel. A ta place j'aurais continué de pédaler jusqu'à Pluton sans me retourner.