On ne sait jamais pour qui on travaille. Et on ignore toujours pour qui on meurt. Ça ne la gêne pas. Soeur Elisabeth fait ce qu'elle a toujours fait, ce que les humains qu'elle admire ont toujours fait : elle obéit aux ordres.

À lire aussi de Virginie Despentes

Les intellos de gauche adorent les Roms, parce qu'on les voit beaucoup souffrir sans jamais les entendre parler. Des victimes adorables. Mais le jour où l'un d'eux prendra la parole, les intellos de gauche se chercheront d'autres victimes silencieuses.
Une gueule d'ange. Une âme de salaud. Un classique.
Quand on est jeune on croit qu'on cicatrise : elle avait appris qu'on doit s'amputer pour survivre.
Etre complexée, voilà qui est féminin. Effacée. Bien écouter. Ne pas trop briller intellectuellement. Juste assez cultivée pour comprendre ce qu'un bellâtre a à raconter.
Trois commentaires dithyrambiques sur le pilote d'une émission, les internautes se méfient et flaire la manipulation, trente critiques délirantes d'hostilité et personne ne se pose de questions.
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On pointe rarement du doigt le vrai ravage dont les journaux féminins et l'industrie cosmétique sont responsables: faire croire à une nation de boudins qu'elles peuvent, en faisant quelques efforts, avoir l'air d'autre chose que de ce qu'elles sont.
L'hétérosexualité c'est aussi naturel que l'enclos électrique dans lequel on parque les vaches.
On n'est jamais que des locataires, quand on est heureux quelque part. Toujours sous le coup d'une expulsion.
La richesse est un épais matelas, elle amortit les chutes, permet de se relever.
De l'école, je ne garde que le souvenir de ma montre. Combien de temps avant la fin du cours, combien avant la fin de la journée. Même le travail, pendant le quel je me suis pourtant souvent ennuyée, ne m'a jamais inspiré autant d'impatience.