Internet est l'instrument de la délation anonyme, de la fumée sans feu et du bruit qui court sans qu'on comprenne d'où il vient.
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De l'école, je ne garde que le souvenir de ma montre. Combien de temps avant la fin du cours, combien avant la fin de la journée. Même le travail, pendant le quel je me suis pourtant souvent ennuyée, ne m'a jamais inspiré autant d'impatience.
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Il aimerait se faire pitié, ou horreur. Quelque chose. Mais rien. Que cette tranquillité absurde.
C'est toujours les Français les plus lourds. Tout le monde le dit, ici. Tous les gens qui bossent en bar, restau ou musée disent la même chose – les mecs français, c'est les pires. Tu les reconnais à cinq cents mètres. C'est toujours eux qui gueulent en faisant chier le monde. C'est toujours eux qui font chier les filles. Même les Italiens sont moins lourds. Tout est dit.
C'était une véritable religion, le silence, chez cet homme. On appelle ça de la pudeur mais cela relève plutôt de la constipation verbale.
Je croyais à un mode de vie ce n’était qu’une vie à la mode.
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On pointe rarement du doigt le vrai ravage dont les journaux féminins et l'industrie cosmétique sont responsables: faire croire à une nation de boudins qu'elles peuvent, en faisant quelques efforts, avoir l'air d'autre chose que de ce qu'elles sont.
L'hétérosexualité c'est aussi naturel que l'enclos électrique dans lequel on parque les vaches.
On n'est jamais que des locataires, quand on est heureux quelque part. Toujours sous le coup d'une expulsion.
La richesse est un épais matelas, elle amortit les chutes, permet de se relever.
Là, tout de suite, je voudrais surtout aller m'acheter un camion pelleteuse, creuser un trou dans le sol et m'ensevelir dedans en attendant que le temps passe.