Les poètes n’ont pas le sens du temps. Ces gens vous attirent dans des mélancolies inutiles.
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On ne peut espérer aucune continuité dans l'existence.
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Je trouve assez minable cette façon silencieuse qu'ont les hommes de vous renvoyer dans le cours du temps. Comme s'il fallait nous rappeler, à toutes fins utiles, que l'existence est discontinue.
Récemment, je l'ai entendu reprendre à son compte « Les astres inclinent mais ne prédestinent pas. » Mon père raffolait de la formule, je l'avais oublié, il y rajoutait de façon quasi menaçante le nom de Ptolémée.
Je ne crois pas aux valeurs qui régissent l'art d'aujourd'hui... La loi du nouveau. La loi de la surprise... La surprise est une chose morte. Morte à peine conçue.
Il en va de la pensée et des sentiments comme de l'ADN. Cette chaîne qui est supposée nous définir en propre et dont les revues nous dessinent volontiers le curieux collier. Les êtres qui nous touchent sont autant d'éléments constitutifs et nous renvoient à d'autres, qui nous renvoient à d'autres, fictifs, réels, aperçus ou aimés la vie durant.
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Ce qui compte quand on regarde une photo, c'est le photographe derrière. Pas tellement celui qui a appuyé sur le déclencheur mais celui qui a choisi la photo, qui a dit celle-là je la garde, je la montre.
On se connaît par coeur. Je lui reproche son amour trop inconditionnel. Il ne me met pas en danger.
Le langage ne traduit que l'empêchement de s'exprimer.
On ne peut pas juger, enfant, de l'âge d'un professeur, ils paraissent tous vieux.
Dès qu'on met le pied sur terre, il faut renoncer à toute idée de permanence.