On ne fait la guerre que pour conclure la paix : donc, entre le soldat de la guerre et le soldat de la paix, la seule différence que j'aperçoive, c'est que le soldat de la paix prend le chemin le plus court ; il arrive au but tout de suite, il arrive à la paix sans traverser la guerre.

À lire aussi de Emile de Girardin

Semez le mensonge, il n'en sortira jamais que complications, périls, honte, faiblesse et témérité.
La paix est à la prospérité ce que le grain est à l'épi, ce que la semence est à la récolte ? Est-ce que la paix ne rend pas toujours au delà de ce que la confiance lui prête ?
Je ne sépare pas la politique de l'administration. Administrer, c'est gouverner; gouverner, c'est administrer. Il n'y a jamais eu, il ne saurait y avoir de grande politique sans bonne administration. La politique est à l'administration ce que l'âme est au corps ; et, de même que notre religion n'admet pas de corps sans âme, la vie n'admet pas d'âme sans corps.
La popularité est plus communément un écueil qu'une récompense.
Toutes les acclamations trop bruyantes sont de présage sinistre. Elles assourdissent, elles aveuglent, elles paralysent.... Elles font qu'on n'entend pas ce qu'il faudrait entendre, qu'on ne voit pas ce qu'il faudrait voir, qu'on ne fait pas ce qu'il faudrait faire !
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La liberté n'est pas à craindre tant qu'elle n'a pas à craindre pour elle-même.
La popularité est plus communément un écueil qu'une récompense.
La guerre est plus facile à déclarer que la paix n'est facile à organiser.
La paix ne naîtra que de la paix : non point de la paix conclue après une bataille, mais de la paix débattue sans bataille et érigée en victoire définitive de l'Idée sur le Sabre, selon la mémorable expression de Napoléon l.
La civilisation et la barbarie s'excluent : la barbarie, c'est la guerre; la civilisation, c'est la paix.