On est comme ça, les êtres humains. Quand on a quelque chose pour rien, on prend toujours plus qu'il ne faut.

À lire aussi de Deon Meyer

J'ai toujours aimé les fictions de fin du monde, j'en ai lu énormément quand j'avais 20, 30 ans. A mesure que je prenais conscience du réchauffement climatique, d'Ebola (...) ou du virus H1N1, je n'ai pu m'empêcher de penser que nous vivions dans un monde où l'apocalypse était possible.
Elle démontra que dépenser des milliards de dollars - pour la plupart en vain - afin de sortir l'Afrique de son cycle de pauvreté revenait juste à changer les chaises longues de place sur le pont du Titanic qu'était la planète Terre. Cela ne servait à rien si l'on ne mettait pas fin au réchauffement global, et si l'on n'inversait pas la tendance.
Dans une relation, il fallait savoir prendre et donner. Lui savait très bien comment prendre et se faire donner.
La Fièvre a été une épidémie tsunami. Trop rapide, trop mortelle. Malgré les protocoles, les systèmes et les vaccins, malgré l’activité paniquée de virologistes et d’épidémiologistes, de centres pour le contrôle et la prévention des maladies, les décisions de gouvernements et les interventions militaires – et parfois à cause de certaines de ces actions –, la Fièvre a décimé quatre-vingt-quinze pour cent de la population mondiale. En quelques mois seulement.
Tu sais comment c'est quand on se souvient parfaitement de certaines choses ? Pour moi, c'est carrément lié à l'odorat. Une odeur évoque toujours un souvenir très clair. Mais ce jour là, il n'y avait pas d'odeur, je me rappelle un paysage, une scène, parce qu'elle était d'une beauté fulgurante et parce que je me suis dit qu'il fallait que je m'en souvienne car elle était la dernière chose que je verrais.
Toutes les citations de Deon Meyer →

Dans la même œuvre

La Fièvre a été une épidémie tsunami. Trop rapide, trop mortelle. Malgré les protocoles, les systèmes et les vaccins, malgré l’activité paniquée de virologistes et d’épidémiologistes, de centres pour le contrôle et la prévention des maladies, les décisions de gouvernements et les interventions militaires – et parfois à cause de certaines de ces actions –, la Fièvre a décimé quatre-vingt-quinze pour cent de la population mondiale. En quelques mois seulement.
Je vais te dire ce qu’il y a de si intéressant dans la vie : on a beau tout planifier, la vie n’en fait qu’à sa tête. Avec toutes ses coïncidences, la vie t’ouvre des portes, et elle t’en ferme.
On sait que deux virus ont fusionné : un virus humain et un virus de chauve-souris. À l’époque on a beaucoup écrit là-dessus, avant que tout le monde ne meure. Un médecin a déclaré dans un magazine que personne ne savait exactement comment cela avait commencé, mais il a proposé un scénario. Quelque part en Afrique tropicale, un homme dort sous un manguier. Ses défenses immunitaires sont affaiblies car il est séropositif et n’est pas soigné. Il a déjà un coronavirus dans le sang. Ce n’est pas étonnant, le virus à couronne est assez répandu. À l’époque précédant la Fièvre, on en connaissait au moins quatre qui étaient responsables de symptômes grippaux chez l’homme.
Maintenant, l’homme a les deux coronavirus dans le sang et ils se multiplient dans ses voies respiratoires. Et leur matériel génétique se mélange. Un nouveau coronavirus est né – un virus qui se transmet facilement et qui cause une maladie très grave.
Tous les pays développés ont mis au point des protocoles en cas de maladies mortelles transmissibles. La plupart des pays en voie de développement ont même des stratégies détaillées pour parer à cette éventualité. Il y a des directives et des systèmes prévus en cas d’épidémie. En théorie, ils devraient fonctionner. Mais la nature se moque des théories. La faillibilité humaine se moque des théories .