Il est vrai que l'on finissait par être ce que l'on mimait, et que peut-être l'on devenait insensible, ou invulnérable, à force de la prétendre.
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On croit toujours que ses sentiments, parce qu'on change de partenaire, de vie et d'âge, sont différents de ceux de l'adolescence alors qu'ils sont rigoureusement identiques.
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Elle aurait dû savoir pourtant, comme il l'avait lui-même toujours su, qu'entre un homme et une femme qui s'aiment, la confiance, l'estime et la fidélité étaient aussi obligatoires et nécessaires que le plaisir physique.
On a aussi peu de liberté maintenant qu'il y a vingt ans : faire l'amour était alors interdit aux jeunes filles ; maintenant c'est presque devenu obligatoire. Les tabous sont les mêmes.
On ne se fatigue pas de quelqu'un, vous savez, en fait, on se fatigue d'aimer. D'éprouver de l'amour. On veut bien avoir froid si le chauffage saute, mais on ne veut plus avoir mal si le coeur en fait autant. Cela s'appelle l'expérience.
Tu ouvres le Bottin des professions à Agences. Tu prends le premier encadré de noir, tu demandes une maison de campagne pour un mois.
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Voyez-vous l'intérêt de l'argent, le principal peut-être,c'est qu'on se sent à l'aise partout.
Je ne passerais plus de saccage en saccage, de déchirement en déchirement, je serais la clairière ensoleillée et la rivière où les miens viendraient boire sans retenue le lait de l'humaine tendresse.
Dans la mesure où ma vie était devenue cette sorte d'autoroute au soleil de la passion, je supportais mal d'y voir la moindre ombre portée.
Aucune relation passionnelle ne saurait avoir la pitié pour base, sous peine d'asphyxie lente et de dégradation.
Mais qui était le plus seul de nous deux? Un chagrin d'amour, si affreux soit-il, était-ce pire qu'une solitude anonyme, une solitude sans écho?