Le quiproquo!... Mais est-ce bien cela: «qui proquo!». Je pense que le quiproquo, c'est d'abord la vie même qui en est un, et le plus compliqué de tous.
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On croit se comprendre, on ne se comprend jamais.
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À lire aussi de Luigi Pirandello
Le jour est éblouissant, la nuit appartient aux rêves et seuls les crépuscules sont clairvoyants pour les hommes. L'aube pour l'avenir, le couchant pour le passé.
Chacun extérieurement, devant les autres, se montre plein de dignité. Mais chacun sait bien tout ce qui se passe d'inavouable en nous dès que nous nous trouvons seuls avec nous-mêmes.
... sa surdité mentale!
L'art scénique, le seul qui tire l'oeuvre de sa fixité irrémédiable, de son irrémédiable solitude est le plus beau et le plus tragique de tous. Il vit comme la vie, il meurt comme la vie.
Dans la même œuvre
La vie est pleine d'une infinité d'absurdités, qui, impudemment, n'ont même pas besoin de paraître vraissemblables; car elles sont vraies.
Oh, monsieur, vous savez bien que la vie est pleine d'innombrables absurdités qui poussent l'impudence jusqu'à n'avoir même pas besoin de paraître vraisemblable: parce qu'elles sont vraies.
Les phrases! Oui, les phrases! Comme si devant un fait inexplicable, devant un mal qui nous ronge, ce n'était pas un réconfort pour tout le monde que de tomber sur un mot qui ne veut rien dire mais où l'on trouve l'apaisement!
... sa surdité mentale!
Un fait est comme un sac: vide, il ne tient pas debout. Pour qu'il tienne debout, il faut d'abord y faire entrer la raison et les sentiments qui l'ont déterminé.