On comprend très bien que l'amour se décide à la première vue, mais l'amitié ne peut naître que d'une longue habitude.

À lire aussi de Alphonse Karr

Vous vous plaignez de voir les rosiers épineux. - Moi, je me réjouis et rends grâce aux dieux que les épines aient des roses.
L'amour, d'ordinaire, ne dure que jusqu'au moment où il allait devenir raisonnable et fondé sur quelque chose.
Le dédain est un masque qu'on met sur la tristesse.
L'espérance et le souvenir ont le même prisme : l'éloignement. Devant ou derrière nous, nous appelons le bonheur ce qui est hors de notre portée, ce que nous n'avons pas encore ou ce que nous n'avons plus.
Le langage de l'amour a une si douce musique, qu'on n'est pas exigeant pour les paroles.
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Dans la même œuvre

Eh bien! ne m'aimez pas; mais laissez-moi, méchante - Aimer et votre souffle, et votre voix vibrante, - Comme j'aime la fleur, comme l'oiseau qui chante, - Et le bleu de vos yeux comme le bleu du ciel.
Ce serait une épouvantable chose que l'avarice, si les avares vivaient toujours. Mais ils font dans la société l'office des citernes qui tiennent enfermée l'eau rassemblée par les gouttières de la maison.
L'héritier vient après l'avare, comme la pluie vient après la sécheresse.
Votre femme est une rose, disait-on à un poête aveugle. - Je m'en doutais aux épines, répondit-il.
L'amour est l'origine, la cause et le but de tout ce qu'il y a de grand, de beau et de noble.