L'espérance et le souvenir ont le même prisme : l'éloignement. Devant ou derrière nous, nous appelons le bonheur ce qui est hors de notre portée, ce que nous n'avons pas encore ou ce que nous n'avons plus.

À lire aussi de Alphonse Karr

Les sots sont un ennemi toujours supérieur en nombre.
La jeunesse a aussi ses peines, et elles sont d'autant plus amères, qu'alors on se croit en droit de demander beaucoup à la vie.
En effet, voici une petite graine bien plus petite que celle du millet, voici une graine d'oenothère ; mettez la dans la terre, il en sortira une grande et belle plante avec des feuilles et des fleurs et une ravissante odeur, puis cinq ou six cents graines d'où sortiront cinq ou six cents plantes. Cette seule petite graine contient pour toujours des générations infinies de plantes semblables avec leurs feuilles, leurs fleurs et leurs parfums.
Vous vous plaignez de voir les rosiers épineux. - Moi, je me réjouis et rends grâce aux dieux que les épines aient des roses.
L'amour est une chasse où le chasseur doit se faire poursuivre par le gibier.
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Dans la même œuvre

Avant d'avoir entendu les deux parties on ne saurait juger.
Que chacun fasse donc le métier qu'il sait faire.
Par leurs meilleurs côtés sachons prendre les choses: - Vous vous plaignez de voir les rosiers épineux, - Moi je me réjouis et je rends grâce aux Dieux, - Que les épineux aient des roses.
On n'invite qu'avec le souvenir.
Plus ça change, plus c'est la même chose.