Ainsi parfois, au sein même de l'abjection, tout à coup, se découvrent d'étranges délicatesses sentimentales, comme croît une fleur azurée au milieu d'un tas de fumier.
❧
On appelle joie cet état de l'être qui n'a besoin de rien pour se sentir heureux.
◆
À lire aussi de André Gide
La mélancolie n'est que de la ferveur retombée.
J'avais besoin d'un poumon, m'a dit l'arbre: alors ma sève est devenue feuille, afin d'y pouvoir respirer. Puis quand j'eus respiré, ma feuille est tombée, et je n'en suis pas mort. Mon fruit contient toute ma pensée sur la vie.
Il s'amuse avec nous, comme un chat avec la souris qu'il tourmente ...
Il s'efface, par discrétion, pudeur et crainte de me gêner.
Dans la même œuvre
Ce qui m'intéresse et m'importe, c'est un art qui permette, non d'éclairer dans l'infini détail les ressorts de la conduite des hommes, mais bien de brasser profondément celle-ci.
Comme j'irais bien, sans tous ces gens, qui me crient que je vais mal !
Ils s'obstinent à voir dans Les Faux-monnayeurs un livre manqué. On disait la même chose de L'Education sentimentale de Flaubert, et des Possédés de Dostoïevski.
Mon esprit est avant tout ordonnateur. Mais mon coeur souffre de laisser rien à la porte.