Noyer son chagrin dans le grain de sa chair, voilà ce qu'elle attend. ils font l'amour, et le monde, un instant, lui paraît moins cruel.

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Dans la lutte pour la guérison, il ne fallait pas négliger l'estime de soi, disait-elle. L'image que vous renvoie le miroir doit être votre alliée, non votre ennemie, avait-elle conclu d'un ton avisé.
Pour être aimée, elle est devenue ce que l'on attendait qu'elle fût. Elle s'est conformée aux désirs des autres en reniant les siens. En chemin, elle s'est perdue.
L'envie d'y croire. De penser que la vie est devant, toujours devant. Qu'il suffit d'un stylo pour tout changer. D'un peu de poésie pour se réinventer.
Sa révolte est silencieuse, inaudible, presque invisible. Mais elle est là.
Un père, ça ne meurt pas, un père c'est éternel, c'est un roc, un pilier, surtout le sien.
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Au médecin, elle ne demande pas ses chances, elle refuse de réduire son avenir à une statistique. Certains veulent savoir, elle pas. Elle ne laissera pas les chiffres s'immiscer en elle, dans sa conscience, dans son imaginaire, ils seraient capables de proliférer, comme la tumeur elle-même, de saper son moral, sa confiance, sa guérison.
Sa révolte est silencieuse, inaudible, presque invisible. Mais elle est là.
Ablation, un mot qui rime avec punition, agression, mutilation, amputation, démolition. Guérison, aussi, peut-être.
Un père, ça ne meurt pas, un père c'est éternel, c'est un roc, un pilier, surtout le sien.
Elle reste parfois des nuits entières, les yeux grands ouverts. Les hommes ne sont pas égaux devant le sommeil, pense-t-elle. Les hommes ne sont égaux devant rien.