Nous sommes des malades sidéraux incurables auxquels la vie sataniquement donne l'illusion de la santé. Pourquoi? Pour dépenser la vie et railler la santé?

À lire aussi de René Char

L'abondant été de l'homme - Que celui qui suivit l'établissement par ses soins des premières dénaturations - En faisant la part de l'aveuglement.
Les mots savent ce que nous ignorons d'eux.
L'homme est capable de faire ce qu'il est incapable d'imaginer.
Nous sommes écartelés entre l'avidité de connaître et le désespoir d'avoir connu. L'aiguillon ne renonce pas à sa cuisson et nous à notre espoir.
Sur les arêtes de notre amertume, l'aurore de la conscience s'avance et dépose son limon.
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Dans la même œuvre

Agir en primitif et prévoir en stratège.
L'acquiescement éclaire le visage. Le refus lui donne la beauté.
L'acte est vierge, même répété.
L'éternité n'est guère plus longue que la vie.
Le fruit est aveugle. C'est l'arbre qui voit.