Nous parlons d'amour, de bien et de mal... et nous accrochons à ces icônes respectables comme la tique assoiffée à son gros chien tout chaud.

À lire aussi de Muriel Barbery

C'est peut-être ça, être vivant: traquer des instants qui meurent.
Finalement, les ados croient devenir adultes en singeant des adultes qui sont restés des gosses et fuient devant la vie.
Je fais partie des 8% de la population mondiale qui calment leur appréhension en se noyant dans les chiffres.
Alors s'il y a quelque chose dans le monde qui vaut la peine de vivre, je ne dois pas le louper parce qu'une fois qu'on est mort, il est trop tard pour avoir des regrets et parce que mourir parce qu'on s'est trompé c'est vraiment bête.
Les cathédrales ont toujours éveillé en moi ce sentiment proche de la syncope que l'on éprouve face à la manifestation de ce que les hommes peuvent bâtir à la gloire de quelque chose qui n'existe pas.
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Nous parlons d'amour, de bien et de mal ... et nous accrochons à ces icônes respectables comme la tique assoiffée à son gros chien tout chaud.
Les hommes vivent dans un monde où ce sont les mots et non les actes qui ont du pouvoir, où la compétence ultime, c'est la maîtrise du langage.
La Civilisation, c'est la violence maîtrisée, la victoire toujours inachevée sur l'agressivité du primate.
Les gens croient poursuivre les étoiles et ils finissent comme des poissons rouges dans un bocal.
Les psys sont des comiques qui croient que la métaphore, c'est un truc de grand sage.