Maintes fois, tous nous relevons tous la tête en croyant qu'il nous faut dire la vérité ou la vérité apparente et nous la rentrons dans les épaules. C'est tout.
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Nous ne maîtrisons que ce que nous trouvons finalement ridicule, c'est seulement lorsque nous trouvons le monde et la vie qu'on y mène ridicules que nous avançons, il n'y a pas d'autre, pas de meilleure méthode.
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À lire aussi de Thomas Bernhard
L'humanité est un gigantesque Etat qui, soyons sincères, à chaque réveil nous donne la nausée.
Il n'y a rien à célébrer, rien à condamner, rien à dénoncer, mais il y a beaucoup de choses dérisoires tout est dérisoire quand on songe à la mort.
Parmi les nouveaux riches, comme on disait, vers mil neuf cent, la grande mode était de se faire peindre sous couvert de mécénat. Au fond, les Wittgenstein, comme leurs semblables, se fichaient éperdument de l'art, mais ils voulaient jouer les mécènes.
La vie n'est rien que l'exécution d'une peine, me dis-je en moi-même, il faut que tu supportes l'exécution de cette peine. À perpétuité. La vie est un établissement pénitentiaire avec très peu de liberté de mouvement. Les espérances se révèlent un faux raisonnement.
Dans la même œuvre
Celui qui lit tout n'a rien compris.
Nous ne maîtrisons que ce que nous trouvons finalement ridicule, c'est seulement lorsque nous trouvons le monde et la vie qu'on y mène ridicules que nous avançons, il n'y a pas d'autre, pas de meilleure méthode.
Seul l'imbécile admire, l'intelligent n'admire pas, il respecte, estime, comprend, voilà.
La vérité, c'est bien que je me fais l'effet d'un mort, d'un mort qui a encore à vivre.
L'admiration est plus facile que le respect, que l'estime, l'admiration est le propre de l'imbécile.