Adieu l'Emile je t'aimais bien, tu sais - On a chanté les même vins - On a chanté les mêmes filles.
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Ne me quitte pas - Je ne vais plus pleurer - Je ne vais plus parler - Je me cacherai là - A te regarder - Danser et sourire - Et à t'écouter - Chanter et puis rire - Laisse-moi devenir - L'ombre de ton ombre - L'ombre de ta main - L'ombre de ton chien.
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On ne réussit que ses rêves. C'est l'intensité de la vie, plus que sa durée, qui compte.
C'est trop facile quand les guerres sont finies - D'aller gueuler que c'était la dernière - Ami bourgeois vous me faites envie - Vous ne voyez donc point vos cimetières.
Il pleut des orangeades - Et des Champagnes tièdes - Et des propos glacés - Des femelles maussades - De fonctionnarisés.
Il est vrai que parfois - Près du soir les oiseaux - Ressemblent aux vagues - Et les vagues aux oiseaux - Et les hommes aux rires - Et les rires aux sanglots.
Dans la même œuvre
Moi je t'offrirai - Des perles de pluie - Venues de pays - Où il ne pleut pas.
On a vu souvent - Rejaillir le feu - De l'ancien volcan - Qu'on croyait trop vieux.
Tout peut s'oublier - Qui s'enfuit déjà.
On a vu souvent rejaillir le feu - D'un ancien volcan qu'on croyait trop vieux - Il est paraît-il des terres brûlées - Donnant plus de blé qu'un meilleur avril - Et quand vient le soir pour qu'un ciel flamboie - Le rouge et le noir ne s'épousent-ils pas ?
Ne me quitte pas - Je ne vais plus pleurer - Je ne vais plus parler - Je me cacherai là - A te regarder - Danser et sourire - Et à t'écouter - Chanter et puis rire - Laisse-moi devenir - L'ombre de ton ombre - L'ombre de ta main - L'ombre de ton chien.