Au fond, les gens devraient peut-être apprendre à aimer avant de songer à s'aimer.
Enfin, quoi, si j'avais du talent, je n'aurais tout de même pas fait des chansons.
Il est extrêmement mal élevé, quand on est blessé, de le faire savoir.
La femme a peur de l'avenir. L'homme redoute le présent.
Je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer et d'oublier ce qu'il faut oublier.
Mourir de rire c'est possiblement vrai, d'ailleurs la preuve en est que les gens n'osent plus trop rire.
Il y a deux sortes de temps: y a le temps qui attend et le temps qui espère.
Quand un homme n'a pas peur de coucher avec une femme, c'est qu'il ne l'aime pas.
Pourtant les auberges sont douces - Où le vin fait tourner manège.
Adieu l'Emile je t'aimais bien, tu sais - On a chanté les même vins - On a chanté les mêmes filles.
Le petit chat est mort, le muscat du dimanche ne les fait plus chanter.
A mon dernier repas - Et je veux qu'on y boive - En plus de vin de messe - De ce vin si joli - Qu'on buvait en Arbois.
Il pleut des orangeades - Et des Champagnes tièdes - Et des propos glacés - Des femelles maussades - De fonctionnarisés.
Bougnat tu peux garder ton vin - Ce soir je boirai mon chagrin.
Je veux qu'on rie - Je veux qu'on danse - Je veux qu'on s'amuse comme des fous - Je veux qu'on rie - Je veux qu'on danse - Quand c'est qu'on me mettra dans le trou.
On a beau faire, on a beau dire, - Qu'un homme averti en vaut deux, - On a beau faire, on a beau dire, - Ca fait du bien d'être amoureux.
Il y en a qui ont le coeur si large qu'on y rentre sans frapper. - Il y en a qui ont le coeur si frêle qu'on le briserait d'un doigt.
Et puis si j'étais le bon Dieu - Je crois que je serais pas fier - Je sais on fait ce qu'on peut - Mais il y a la manière.
Les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour et dorment trop longtemps - Et l'autre reste là, le meilleur ou le pire, le doux ou le sévère - Cela n'importe pas, celui des deux qui reste là se retrouve en enfer.
S'il te faut l'aurore pour croire au lendemain - Et des lendemains pour pouvoir espérer - Retrouver l'espoir qui t'a glissé des mains - Retrouver la main que ta main a quittée - - Alors tu n'as rien compris.
S'il te faut l'ennui pour te sembler profond - Et le bruit des villes pour saouler tes remords - Et puis des faiblesses pour te paraître bon - Et puis des colères pour te paraître fort - - Alors tu n'as rien compris.
C'est trop facile quand les guerres sont finies - D'aller gueuler que c'était la dernière - Ami bourgeois vous me faites envie - Vous ne voyez donc point vos cimetières.
Les gens qui ont bonne conscience ont souvent mauvaise mémoire.
Il est vrai que parfois - Près du soir les oiseaux - Ressemblent aux vagues - Et les vagues aux oiseaux - Et les hommes aux rires - Et les rires aux sanglots.
Mourir cela n'est rien - Mourir la belle affaire - Mais vieillir... O vieillir!
Œuvres de Jacques Brel
7 janvier 1971A propos du conflit Wallons - Flamands.Amsterdam (1964)Ces gens-là (1965), FernandChacun sa Dulcinéa (1968)Cité par Marc Robine dans Grand Jacques.Extrait du film: Un idiot à ParisExtrait du film: Un idiot à Paris.FernandFrance Culture, 27 juillet 1967Grand Jacques, c'est trop facile (1955)Interview à la RTB, 1971 - A propos des Américains.Interview à la RTB, 1971.Je vous souhaite « voeux de Jacques Brel sur Europe 1, 1er Janvier 1968 »Jef (1964), Au suivantJef (1964), Ces gens-làJef (1964), Le dernier repasJojo (1977)L'Homme dans la cité (1958)L'Ostendaise