Ne faut-il pas avoir tout senti pour tout entendre? Et sentir vivement, n'est-ce pas souffrir? Aussi les poésies ne s'enfantent-elles qu'après de pénibles voyages entrepris dans les vastes régions de la pensée et de la société.

À lire aussi de Honoré de Balzac

Si le monde tolère un malheur, n'est-ce pas pour le façonner à son usage, en tirer profit, le bâter, lui mettre un mors, une housse, le monter, en faire une joie?
Ce bien être de l'âme que donnent une vie réglée, des habitudes douces et l'harmonie des caractères chez ceux qui nous entourent.
L'homme qui détruit et l'homme qui construit sont deux phénomènes de volonté: l'un prépare, l'autre achève son oeuvre; le premier apparaît comme le génie du mal, et le second semble être le génie du bien; à l'un la gloire, à l'autre l'oubli.
Ce qui rend le peuple si dangereux, c'est qu'il a toujours son absolution dans sa poche pour tous ses crimes.
Toutes les fautes, et les crimes peut-être, ont pour principe un mauvais raisonnement ou quelque excès d'égoïsme.
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Dans la même œuvre

L'avarice a comme l'amour un don de seconde vue sur les futurs contingents, elle les flaire, elle les presse.
Les âmes grandes sont toujours disposées à faire une vertu d'un malheur.
Les gens généreux font de mauvais commerçants.
La question du costume est énorme chez ceux qui veulent paraître avoir ce qu'ils n'ont pas, car c'est souvent le meilleur moyen de le posséder plus tard.
Son respect pour elle allait d'ailleurs jusqu'à l'adoration.