N’en déplaise à l’Église qui prétend gouverner notre jugement autant que régir nos actions, il me semble que le mal ne loge ni aux Enfers, ni chez les protestants, ni entre les cuisses des femmes, mais en chacun de nous.

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Vous pouvez contester Platon sans que Zeus vous foudroie et réfuter l'apôtre Paul sans que les Enfers vous engloutissent.
Les amours brèves sont les seules éternelles.
Il est des émotions d'amour qui dilatent l'être, le dénouent, le lavent des scories de l'existence et l'engendrent à nouveau.
Quand on manque de tout, rien n'est à personne.
Ainsi va notre monde, Ninon. Ceux qui se rendent irremplaçables gagnent une place près du Soleil, les autres restent des ombres, et le sort des ombres est de se fondre dans la nuit.
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Il est des émotions d'amour qui dilatent l'être, le dénouent, le lavent des scories de l'existence et l'engendrent à nouveau.
Les femmes qui pensent sont des objets de collection qu'il faut enfermer dans une vitrine, on peut les admirer, oui, mais qui songe à s'en servir ?
Ainsi va notre monde, Ninon. Ceux qui se rendent irremplaçables gagnent une place près du Soleil, les autres restent des ombres, et le sort des ombres est de se fondre dans la nuit.
En Italie, d'où vient ma famille, nous avons une prière qui dit : « Seigneur, donnez-moi la force de changer ce que je peux changer, l'humilité d'accepter ce que je ne puis changer, et la sagesse de reconnaître la différence. » C'est une prière qui s'adresse plus à soi-même qu'à Dieu, mais à l'occasion elle pourrait vous servir.
Les Jésuites en général et les maîtres de philosophie en particulier ne vous apprendront jamais à penser, ils se contenteront de vous enseigner comment on a pensé avant vous.