Ô Muse ! que m'importe ou la mort ou la vie ? - \r\nJ'aime, et je veux pâlir ; j'aime et je veux souffrir ; - \r\nJ'aime, et pour un baiser je donne mon génie ; - \r\nJ'aime, et je veux sentir sur ma joue amaigrie - \r\nRuisseler une source impossible à tarir.

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Crois-tu qu'en te cherchant tu te retrouveras ?
Sa beauté m'enivrait, je n'aimais qu'elle au monde.
Vous êtes comme les roses du Bengale, - Marianne, sans épines et sans parfum.
Ce que vous dites là est parfaitement vrai, et parfaitement faux, comme tout au monde.
C'est un fait reconnu, qu'une bonne fortune - Est un sujet divin pour un in-octavo. - Ainsi donc, bravement, je vais en conter une, - Le scandale est de mode, il se relie en veau.
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Après avoir souffert, il faut souffrir encore; - Il faut aimer sans cesse après avoir aimé.
Il faut aimer sans cesse après avoir aimé.
Qu'as-tu fait de ta vie et de ta liberté? - Crois-tu donc qu'on oublie autant qu'on le souhaite? - Crois-tu qu'en te cherchant tu te retrouveras?
Le coeur a beau mentir, la blessure est au fond.
Hélas! par tous pays, toujours la même vie: - Convoiter, regretter, prendre et tendre la main; - Toujours mêmes acteurs et même comédie, - Et, quoi qu'ait inventé l'humaine hypocrisie - - Rien de vrai là-dessous que le squelette humain.