Lecteurs vulgaires, pardonnez-moi mes paradoxes: il en faut faire quand on réfléchit; et, quoi que vous puissiez dire, j'aime mieux être homme à paradoxes qu'homme à préjugés.
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Mon esprit impatient de toute espèce de joug ne peut s'asservir à la loi du moment.
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À lire aussi de Jean-Jacques Rousseau
L'eau que je buvais était un peu crue et difficile à passer, comme sont la plupart des eaux des montagnes.
Ce qui est important dans la vie ce n'est pas d'être riche et d'être glorieux, c'est d'être fidèle à soi même, de vivre selon une certaine idée qu'on a.
Qu'on est puissant, qu'on est fort, quand on n'espère plus rien des hommes. Je ris de la folle ineptie des méchants, quand je songe que trente ans de soins, de travaux, de soucis, de peines ne leur ont servi qu'à me mettre pleinement au-dessus d'eux.
J'hésite à chaque mot, je me crois déjà dans l'illustre assemblée, je me trouble, je balbutie, ma tête se perd ...
Dans la même œuvre
Les protestants sont en général mieux instruits que les catholiques. Ce doit être : la doctrine des uns exige la discussion, celle des autres la soumission. Le catholique doit adopter la décision qu'on lui donne; le protestant doit appendre à décider.
Et dans ce monde et dans l'autre, les méchants sont toujours bien embarrassants.
Il faut bien mentir quelquefois quand on est évêque.
Il ne faut accorder aux sens quand on veut leur refuser quelque chose.
L'oisiveté me suffit, et, pourvu que je ne fasse rien, j'aime encore mieux rêver éveillé qu'en songe.