Alors même que les hommes redoutent la mort, ils l'envisagent souvent comme une solution à tous leurs problèmes, sans même se rendre compte qu'elle ne résout rien. Absolument rien. Elle n'a pas à résoudre quoi que ce soit. Ce n'est pas son rôle.
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Mais on ne commande pas à sa mémoire. On peut juste parfois l'endormir un peu.
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Regardez-les courir ! Ils sont si pressés d'y arriver. Et arriver où, je vous le demande ! Là où on ira tous un jour ! Je ne peux pas m'empêcher d'y penser lorsque je les vois comme ça...
A huit ans à l'époque c'était pas comme à huit ans maintenant. A huit ans, on savait tout faire, on avait du plomb dans la tête et des bras solides. On était presque adultes.
Qu'est-ce donc la vie humaine sinon un collier de blessures que l'on passe autour du cou?
Tout le monde aujourd'hui répugne à dire les choses par leur nom : un aveugle est un non-voyant, un animateur de télévision, un artiste, bientôt les morts seront des non-vivants.
Dans la même œuvre
Je me souviens d'avoir pensé que les yeux n'ont pas d'âge, et que l'on meurt avec ses yeux d'enfant, toujours, ses yeux qui un jour se sont ouverts sur le monde et ne l'ont plus lâché.
L'homme est un animal qui toujours recommence.
N'oublie pas que c'est l'ignorance qui triomphe toujours, Brodeck, pas le savoir.
La vérité, ça peut couper les mains et laisser des entailles à ne plus vouloir vivre avec, et la plupart d'entre nous, ce qu'on veut, c'est vivre. Le moins douloureusement possible. C'est humain.
Lorsque l'amour frappe à la porte, il ne reste que la porte, et que tout le reste disparaît.