Le passé c'est bien, mais l'exaltation du présent, c'est une façon de se tenir, un devoir. Dans notre civilisation, on maltraite le présent, on est sans cesse tendu vers ce que l'on voudrait avoir, on ne s'émerveille plus de ce que l'on a.
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Ma pensée ne se repose qu'en mer.
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Il disait être de bonne composition, il voulait plutôt dire de bonne décomposition!
Il y a des artistes qui peignent des tableaux : moi, je peins un sillage blanc sur le bleu des mers.
Une femme dans la vie d'un homme c'est comme des fleurs dans une maison, c'est agréable mais ça fane.
La mer varie selon l’éclairage, l’heure, la position du soleil, les nébulosités, la force du vent, celle des vagues. C’est infini.
Dans la même œuvre
Il m'a toujours semblé indécent de ne pas aller voir partout dans le monde. Il me fallait partir sur tous les océans, découvrir tous les ports... Pour moi, c'est vital: puisqu'on est dans le monde, il faut le courir.
J'ai choisi ce métier pour aller chercher des notes de musique en mer, pour aller danser un soir d'escale à Fortaleza. Je fais confiance au voyage pour qu'il me conduise dans le tourbillon émotionnel du monde.
Il ne faut jamais perdre de vue que le voyageur est un corps étranger. Ne rien solliciter, ne rien demander. Etre silencieux et paisible.
J'ai toujours été aux Antilles un voyageur marchant sur la pointe des pieds. D'une manière générale, le voyageur doit être souple d'esprit et avare de paroles.
Toujours se souvenir que le voyageur est venu pour voir. Que la seule richesse qui ne s'achète qu'avec du courage, c'est la lenteur.