Ne tremble pas, il faut que tu sois pour moi un lit immobile, laisse-moi me pelotonner comme si tu étais un bon grand-père que je pouvais serrer dans mes bras. Je l'aime, le mot pelotonner, un mot si lent, qu'on ne saurait le bousculer...
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Ma fiction est, d'une certaine façon, plus réelle que la réalité.
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« Il faut que tu partes, maintenant », dit-elle, et elle se leva, se dirigea vers la salle de bains puis ferma la porte derrière elle.
Elle avait toujours voulu des mots. Elle les aimait, ils l'aidaient à grandir. Les mots lui donnaient lucidité, raison et forme.Moi qui croyais que les mots gauchissaient les émotions comme les bâtons dans l'eau.
Il n'y a que les riches qui ne puissent pas s'offrir le luxe d'être malins. Ils sont compromis. Ils se sont laissé enfermer dans leurs privilèges depuis de longues années. Ils doivent protéger ce qui leur appartient.
Les moments avant de s'endormir sont ceux où elle se sent le plus en vie, elle saute par-dessus les fragments de la journée, emportant au lit chaque instant, comme l'enfant y emporte livres de classe et crayons.
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Le problème avec le cinéma, c'est l'argent, mais aussi le nombre de gens qui travaillent avec vous. Cent, deux cents parfois. Tandis qu'un livre, c'est un carnet, un stylo, la liberté.