M. Brun déteste plus que tout les nourrissons. Pour lui, ce ne sont que des contraintes avec, en prime, l'ingratitude la plus totale. Ça ne comprend rien, ça pleure, ça a toujours besoin de quelque chose : on ne peut jamais être tranquille. Et quand ça sourit, ça sourit autant à ses parents qu'aux inconnus. Ingrats, va ! En plus, il faudrait les trouver beaux, surdoués... Mais un être humain qui bave, qui n'est pas capable d'aligner trois mots et qui marche comme un parkinsonien ...

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Quand on se met en couple, chacun vient avec un sac à dos plein de pierres. Les pierres représentent notre passé et conditionnent qui nous sommes aujourd'hui. Pour certains, le sac à dos est plus lourd à porter que pour d'autres.
Phase un : la séduction de la belle-famille, systématiquement accompagnée de remises en question personnelles très fortes. Un peu comme un chiot au chenil qui veut être choisi et fait la moue la plus attendrissante possible. Mais intérieurement, il tremble. Il vient avec son passé, sa gueule cassée et il est plein d'espérances quant à sa nouvelle famille d'accueil. Mais il n'a qu'une peur : décevoir et être abandonné à nouveau. Phase deux : l'intégration, pure et simple, des règles de la famille. On fait des efforts pour rentrer dans le moule, on prend sur soi, on marche au pas. Phase trois : ma préférée, la rébellion ! Ça passe ou ça casse, mais au moins on est fixé. Notre vraie nature ressurgit enfin. On ne peut plus faire semblant.
Quand on est plus de 7 milliards sur terre, chaque geste de chacun compte. Il n'est jamais trop tard pour commencer.
On dit qu'on devient adulte quand on prend conscience qu'on doit mourir un jour.
Malgré son amour pour la bonne nourriture, Rose était prête à devenir vegan sur-le-champ si cela permettait de faire disparaître la bêtise humaine de la surface de la planète. Mais il semblerait que la connerie était plus contagieuse que la solidarité
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Vieillir, c'est voir mourir les autres.
On dit qu'on devient adulte quand on prend conscience qu'on doit mourir un jour.
En somme, Ferdinand est économe, surtout en sentiment. Mais la seule pour qui il n'a jamais compté, la seule qu'il aime, la seule qui ne l'a jamais abandonné, c'est Daisy. Sa chienne. La plus belle, la plus douce, la plus fidèle. Avec elle, tout est plus simple. Pas de fourberie. Pas de contrainte. Pas de chantage affectif. Pas besoin de distiller au compte-gouttes de gentilles attentions ou encore des mots doux.
On dit qu'on adulte quand on prend conscience qu'on doit mourir un jour. Pour moi, ça a été à six ans, à l'âge où l'on apprend à lire et à compter les personnes qui manquent.
Si la jeunesse est un état d'esprit, une curiosité sur le monde qui change, une envie constante d'apprendre, Ferdinand est sûrement plus âgé qu'une tortue de mer. Béatrice lui a parlé de trucs de l'Internet, dont il n'a rien compris. De toute façon à quoi ça sert d'essayer. À son âge, apprendre, ce n'est plus rentable !