Lire nous confirme que la solitude est un trésor. Un livre peut changer une vie. Et dire qu'il n'y a aucune mise en garde d'inscrite sur la couverture.

À lire aussi de Sylvain Tesson

Rhabillez-vous! ordonne le printemps aux arbres.
Nous étions nombreux, dans les grottes et dans les villes, à ne pas désirer un monde augmenté, mais un monde célébré dans son juste partage, patrie de sa seule gloire. Une montagne, un ciel affolé de lumière, des chasses de nuages et un yack sur l'arête: tout était disposé, suffisant. Ce qui ne se voyait pas était susceptible de surgir. Ce qui ne surgissait pas avait su se cacher.
Au fur et à mesure que le monde se dégrade autour de nous, que les bêtes disparaissent et que les sols s'assèchent, les religions monothéistes comme les espoirs du sauvetage technologique gagnent en faveur.
Une fuite, la vie dans les bois? La fuite est le nom que les gens ensablés dans les fondrières de l'habitude donnent à l'élan vital.
La maîtrise de soi, c'est vider le verre d'eau dans lequel on s'est noyé.
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Dans la même œuvre

La patrie de la bonté, c'est le silence de nos coeurs et le secret de nos actes.
Les Bleus se sont très mal comportés pendant la Coupe de monde de football, c'est entendu. Mais, franchement, qu'attendre de gens qui marchent sur les pelouses avec des crampons ?
Il est plus facile à un fleuve qu'à un homme de réussir en naissant dans le ruisseau.
Pour le malheur du Dalaï-Lama, les fils de Mao, eux, ne font jamais grève.
A force de se creuser la tête, on finit par y enterrer toute pensée.