Lire des livres écrits par des proches exige une certaine compréhension, les écrire un certain égoïsme.

À lire aussi de Colombe Schneck

La vie n'est pas une histoire, elle n'a pas de sens, elle n'est qu'une succession de hasards, de malchances, et de chances.
Je crois exister quand je reçois une lettre, un bouquet de fleurs. L'amour, c'est une histoire à deux.
Écrire sur l’antisémitisme de l’extrême droite, des suprématismes blancs, des nazis, cela est acceptable, encouragé. Ceux sont vraiment des « méchants » que l’on peut accuser. Mais écrire que l’antisémitisme, comme le racisme est partout, chez les Blancs, chez les Noirs, chez les riches, chez les pauvres, chez les Juifs, chez les Musulmans, les Chrétiens, à droite et à gauche, ce n’est pas une histoire qui nous arrange, avec d’un côté les gentils, clairement identifiés, de l’autre, les méchants, eux aussi reconnaissables.
L’amour est une vérité nue.
En 1991, je n’avais aucun doute que, comme jeune femme, j’étais l’égale des jeunes hommes, que j’aurais les mêmes chances qu’eux dans ma vie professionnelle, les mêmes droits. Bref que tout était enfin merveilleux, que notre âge était celui du triomphe de la Démocratie, de la Culture, que le féminisme était devenu inutile... Cette illusion va vite s’effondrer
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Dans la même œuvre

Peu de gens veulent de manière délibérée le mal, ont conscience de détruire. Ils détruisent en pensant faire le bien, c’est d’ailleurs la manière la plus puissante de faire le mal, vouloir faire le bien. Je ne fais que citer Vassili Grossman : « Là où se lève l’aube du Bien, les enfants et les vieillards périssent, le sang coule.»
Sans passé, les racines arrachées puis détruites, la seule voie possible est de s'inventer. Il n'y a ni lignée, ni héritage, ni meubles, ni immeubles, ni paysages à transmettre, il reste les bagages de l'exilé.
Ce n'est pas si simple. Les Français d'un côté, les Algériens de l'autre, les bourreaux et les victimes, chacun des camps oublie qu'il appartient à une humanité commune.
De toutes mes forces, petite fille, je tenais à démontrer à mes parents que j'étais heureuse, que je n'avais aucun chagrin et qu'ils avaient donc réussi. J'étais la grande gagnante officielle du concours de la petite fille la plus heureuse du monde.
On peut perdre ce qui est familier, ce qui vous appartient peut en un instant ne plus vous appartenir, toute chose est remplaçable sans regret, ce ne sont que des choses.