Les poèmes sont des bouts d'existence incorruptibles que nous lançons à la gueule répugnante de la mort, mais assez haut pour que, ricochant sur elle, ils tombent dans le monde nominateur de l'unité.

À lire aussi de René Char

Obéissez à vos porcs qui existent. Je me soumets à mes Dieux qui n'existent pas.
Allez à l'essentiel : n'avez-vous pas besoin de jeunes arbres pour reboiser votre forêt ?
Il y a ceux qui ont bu l'eau de la baignoire de Marat, et nous qui avons frissonné à l'horizon de Saint-Just et de Lénine. Mais Staline est perpétuellement imminent. On conserve avec des égards la mâchoire de Hitler.
Les mots savent ce que nous ignorons d'eux.
La ligne de vol du poème. Elle devrait être sensible à chacun.
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Dans la même œuvre

Vivre, c'est s'obstiner à achever un souvenir.
Le réel quelquefois désaltère l'espérance. C'est pourquoi contre toute attente, l'espérance survit.
La seule signature au bas de la vie blanche, c'est la poésie qui la dessine.
Je ne puis être et ne veux vivre que dans l'espace et dans la liberté de mon amour.
Obéissez à vos porcs qui existent. Je me soumets à mes Dieux qui n'existent pas.